« Surfer anonymement » est présenté comme un objectif unique, alors que VPN et Tor reposent sur deux modèles de confiance radicalement différents. Les confondre - ou croire que l'un des deux suffit à lui seul - est la principale raison pour laquelle tant d'utilisateurs restent identifiables malgré leurs efforts.
Avec un VPN, un seul serveur (celui du fournisseur) voit à la fois votre adresse IP réelle et votre destination finale. Toute la confiance repose sur ce fournisseur unique et sa politique de logs - voir notre page VPN ou Proxy pour le détail de ce que cela implique.
Avec Tor, le principe est différent : votre trafic passe par au moins trois relais distincts et indépendants (garde, relais intermédiaire, relais de sortie), chacun ne connaissant qu'une partie du chemin. Aucun relais unique ne peut, à lui seul, relier votre identité à votre destination. C'est un modèle sans tiers de confiance unique - au prix d'une vitesse nettement plus faible, à cause des multiples sauts chiffrés.
Le nom Tor vient de « The Onion Router » : chaque relais retire une couche de chiffrement, comme les couches d'un oignon, jusqu'à atteindre la destination finale. Le trafic est documenté et maintenu par le Tor Project, une organisation à but non lucratif, et le logiciel est open source et régulièrement audité.
Le relais de sortie (le dernier maillon) voit le trafic tel qu'il arrive à la destination - en clair si le site n'est pas en HTTPS. Utiliser Tor ne dispense donc pas de vérifier que le site visité est en HTTPS, exactement comme avec un VPN ou un proxy.
La technologie n'est jamais le maillon faible : le comportement de l'utilisateur l'est presque toujours. Les erreurs les plus fréquentes :
Le fingerprinting du navigateur reste, quelle que soit la solution choisie, l'angle mort le plus sous-estimé : nous le détaillons, avec un outil de vérification gratuit, sur notre page protection de la vie privée.
De plus, en protégeant l'adresse IP, vous pouvez contourner les restrictions régionales.